2020 et le petit caillou

Toutes ces années qui passent. Et nous tous encore là pour s’en souhaiter de belles, les unes derrière les autres.

Et en voilà qui une s’en va.
Avec elle, peut-être, son petit caillou dans la chaussure, passager clandestin dont on a eu la flemme de se débarrasser et qui s’est invité tout le long du voyage. Un compagnon un peu dérangeant venu d’on ne sait où, migrant d’une terre à une autre. Malgré cette petite gêne, on a marché, on s’en est accommodé et il a presque pris sa place dans notre quotidien. On lui a fait part de nos peines, de nos espoirs et il s’est gentiment mis de côté quand il fallu presser le pas.

A l’orée de la nouvelle année, nos chemins se séparent. Il faut alors savoir le poser au bon endroit où lui, aura encore l’éternité avant de bouger. Certains le garderont, l’entassant dans un petit bocal avec tous ses nouveaux copains, glanés ici et là. D’autres le laisseront se faire prendre en stop par qui il choisira.
Bon voyage jusqu’à la mer, les vagues t’attendent pour t’y polir un peu plus.

Ce petit caillou dans la chaussure, c’est aussi comme un rappel de garder les pieds sur terre. C’est ce que je nous souhaite pour 2020, de ne jamais oublier que nous ne sommes que des passagers éphémères.
On dit qu’avec les problèmes viennent les solutions. Aussi, si nous sommes le problème de cette Terre qui nous héberge et de ses cailloux qui nous subissent, sachons être aussi la solution. Du moins, tentons.

Je vous souhaite une année avec plein de petits cailloux. A prendre avec vous, dans vos bottes, dans vos poches ; à semer sur votre route pour faire appel à l’aventurier qui vous embrasse ; à faire ricocher autant de fois que possible et s’améliorer à chaque essai ; à offrir celui qui ressemble à un cœur à l’être aimé…
La liste est non exhaustive, à vous, en 2020, d’être inventif. Et amoureux, surtout.

«… Si l’amour est une montgolfière
La vie un voyage pas long à faire
Montons au-dessus des villes des campagnes
Sous l’effet de nos baisers de propane… »

Alain Souchon, au ras des pâquerettes

La Roche, décembre 2019

« Le Klan », showcase le 16.12.19 au Théâtre Michel à 19h / INVITATION

Chères et chers,

Soyons clair, c’est Noël avant l’heure !

Avec fousdethéâtre.prod et la Cie Le Bruit du murmure, nous offrons une soirée dans le cadre du beau théâtre Michel, 38 rue des Mathurins. Nous y jouons pour un soir « Le Klan », cette pièce si importante et si nécessaire pour moi.

Pour bénéficier de cette invitation, il vous suffit d’envoyer un mail à :

lebruitdumurmure@gmail.com.

En espérant vous y voir.

Et dépêchez-vous, il n’y en aura pas pour tout le monde !

20 ans.

Salut la Cie

Dans une semaine, à Sarcelles, très bel évènement qui me rend très fier. La librairie Livre-Echanges me donnent la possibilité de fêter un anniversaire. Mes 20 ans d’écriture théâtrale (avec ma première édition). J’aurai la joie d’être accompagné de Jennifer Bailly pour lire des textes de 1999 à aujourd’hui. Ce sera pour moi l’occasion de partager avec toi, avec vous, ce qui a changé dans mes thèmes, ce qui m’aurait motivé depuis le début de ma carrière.
Ce sera un moment très convivial fait d’échanges et de sourires, de bonnes humeurs et d’anecdotes.
J’ai TRES hâte d’y être.

On s’y retrouve ?
Attention, il n’y a QUE 40 places de disponibles !

Des bises

Tout dans le lien suivant pour l’adresse, c’est à partir de 18h

http://www.sarcelles.fr/agenda/evenement/929-lilian-lloyd

70. Joyeux anniversaire, hein ?

Voilà. 3 pièces en 3 semaines. Un mois d’août studieux pour un fainéant comme moi. Longtemps que j’avais pas eu ce rythme. Pas depuis 2009, où j’avais décidé d’écrire un texte par mois pendant un an.

Et là, j’ai fait le tour du calendrier sans rien écrire. Le dernier projet étant « This is not America » en juillet dernier. Je suis resté sans rien créer, même si l’écriture d’un scénario est passé par là et que du travail de réécriture s’est fait sur certains textes. Mais là, ces dernières semaines, j’avais soif de m’y remettre.

Visiblement.

Ici, c’est simplement l’occasion de poser deux chiffres. 20 ans, pour ma première pièce « Histoire d’âmes », officiellement représentée pour la première fois en mars 1999. Et aujourd’hui donc, deux décennies plus tard, faire le compte de ces 70 pièces écrites.

Evidemment, ce ne sont pas 70 chefs d’œuvres. Parmi elles, des travaux d’études, des ballades autour d’un même thème pour en arriver à une bonne pièce, deux coécrites et des ratées aussi. Tout simplement. Certaines ont été jouées trois fois, d’autres – une, soyons honnête – , plus de 400.

Et il y a toutes celles qui sont sorties, qui ont été remarquées, qui continuent de vivre ici et là, en province et même à l’étranger – la Suisse et la Belgique, c’est l’étranger, non ? -, en tournée, en pause…

Alors, j’avais envie de faire un petit clin d’œil à ces mains qui font tout le boulot, qui se connectent à l’arrière boutique et qui viennent traduire le bordel dans ces pensées. Elles peuvent se friper un peu, mais elles usent davantage les claviers que les claviers ne les usent.

70, c’est un chiffre. Mais c’est aussi juste un chiffre. Et comme je suis obsédé par les multiples de 3 et que 70 n’est pas un multiple de 3, j’en ai encore quelques unes à sortir.

Et c’est bien pour ça que je regarde l’avenir dans les yeux, en l’air, à droite, confiant.

photos d’Emilie Deville

Ce 10 juin

C’est elle qui me le tend ce gâteau. Et pourtant aujourd’hui, c’est à elle de souffler cette petite bougie. Elle va prendre une grande respiration pour l’éteindre et penser qu’un vœu puisse se réaliser. Je ne pense rien déflorer, mais j’imagine qu’il y aura une petite demande pour que le bonheur qui l’entoure depuis quelque temps dure.

Et que ne durent que les moments doux.

On va la serrer dans nos bras, lui dire quelques mots d’amour. On va la faire rire. Rire de cet éclat sonore qui nous fait chavirer à chaque fois, alors qu’elle se cache pudiquement la bouche d’un mouchoir pour s’esclaffer à gorge déployée. Et ses petits yeux qui pleurent si vite de rire. Si vous la regardiez de près, vous verriez ses yeux uniques. Marrons, entourés d’un bord de pupille bleu. Des yeux incomparables. Si vous la regardiez, vous ne pourriez être que sous le charme.

Moi, je vais encore m’émerveiller d’avoir pu poser une nouvelle bougie devant elle. Elle et son parcours si incroyable. Si debout. Si vous saviez son histoire. Celle que je raconte entre les lignes. Elle n’a pas fini d’en inspirer bien des mots.

Ma Mère. Maman. La Mère. Vous savez, celles et ceux qui en ont une, qui ont eu, qui ont cette chance. C’est elle qui vous met la main sur le front et qui vous susurre, tout va bien, je suis là. C’est elle que vous voulez repousser et à qui vous penserez lorsque cette dernière pensée vous traversera sur votre dernier lit. La Mère, que d’instinct, on appelle à l’aide dans la douleur ou le délire.

J’ai connu des Mères, j’en connais. Aujourd’hui, un bon nombre ont aussi mon âge. Je vous respecte tant, je vous admire. Peut-être un peu parce la mienne de Mère, je la respecte tant et je l’admire. Parce que je sais qu’elle a toujours fait de son mieux. On n’est pas parfait quand on est parent, on y tend, mais on fait avec ce qu’on est, non ? Avec nos armes, avec nos moyens… Et je sais combien la mienne s’est battue.

C’est un 10 juin. Un nouveau en ta compagnie. Avec toujours autant de joie, de vibrations et de bonheur à venir embrasser tes pommettes, et ta peau, tellement douce, qu’elle non plus, ne fait pas son âge.

Prends ton temps avant de souffler cette bougie, le prochain vœu heureux est en passe de se réaliser.

Bon anniversaire ma Tendre Mère.

500

C’est le 500ème article sur ce blog.

Bon anniversaire vieux. Même si je ne viens plus te voir très souvent, tu restes, là, fidèle, avec sûrement des confidences gardées dans tes archives. Merci d’avoir été là à bien des moments et de rester pour la suite des évènements.

On prend bien chacun notre souffle pour éteindre chacun 250 bougies.

1, 2, 3…

Photo Emilie Deville

« Comme un père » les 9 et 10 mai

Salut la Cie,

Voilà que je m’y mets tard ici, mais enfin le coup de pub pour « Comme un père » qui se jouera les 9 et 10 mai prochain à 20h30 à l’Espace Beaujon, 208, rue du Faubourg St Honoré dans le 8ème à Paris, métro Ternes, Georges V ou St Philippe du Roule.

L’histoire :
Philippe, 45 ans, est un éternel jeune homme. Retiré dans le Jura où il coule des jours heureux à faire le Dom Juan et à vivre de petits. Tout pourrait continuer ainsi si sa fille Louise, qu’il a abandonné à sa naissance, ne lui faisait pas la surprise d’une petite visite. La nature s’en mêlant, un terrible orage oblige ces deux « inconnus » à devoir rester ensemble durant une longue nuit… C’est alors le début d’étranges retrouvailles entre ce père fuyant et cette jeune femme au fort caractère qui a bien l’intention débusquer l’homme derrière le géniteur.

J’ai la chance de jouer cette pièce avec l’adorable Jennifer Bailly, sous la direction artistique d’Olivier Fournel. Vous verrez, ce spectacle file une pèche d’enfer ! Rarement je me suis autant amusé à créer une pièce comme celle-ci ! J’espère vous y voir nombreuses et nombreux pour ces deux premières parisiennes.

La soirée du 9 mai sera caritative, l’ensemble de la recette et des droits d’auteur iront directement à l’association TOUT LE MONDE CONTRE LE CANCER.La soirée du 10 mai est un showcase habituel.
 Les réservations sont d’ores et déjà ouvertes ! Pour vous faciliter les démarches, il suffit de me dire quel jour vous venez et combien de places vous voulez et je les note !
Pour les professionnels, les invitations ne sont disponibles que le vendredi, la soirée du jeudi étant donc caritative !

Pour réserver, il suffit d’envoyer un mail à commeunpere@gmail.com ou de m’envoyer ici sur ce blog.

On travaille et on a hâte de vous voir !