L’ivresse des profondeurs – part 2

On oublie ce que j’ai dit.

Vodka kiwi, non seulement, c’est pas génial à boire, mais ça doit pas être fabuleux à vomir.

Tu vois, Fabien, en matière de cocktail, t’as une vingtaine de stations d’avance…

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Cible émouvante

Tu m’écris,

« Une âme sensible, on lui tire pas dessus » .

Non, peut-être pas. Mais il est tellement de bon ton de s’y essuyer les pompes. C’est comme ça, on ne changera ceux pour qui la sensibilité est un gros mot. Quoi faire alors tu me demanderas ?

Se blinder, que veux-tu ?  On peut toujours partir au combat, tester la carapace, jouer du verbe, du poing serré. Et puis vient un jour de lassitude. Alors, laisser dire. Poser un doigt sur la bouche de sa colère et continuer d’avancer sur un chemin à dessiner.

Ce n’est pas une morale, loin s’en faut. Mais le temps passer à se flageler de ne pas être « comme-ci ou comme-ça », c’est du temps perdu. Laisse la haine à ceux qui creusent, toi qui es de ceux qui avancent.

Explication de textes

L’un dit :

 » Sais-tu que ton corps attend – ce qu’il en sait ou ce qu’il croit ? J’aimerais, à le boire et le goûter, que le sel de ses pores plus encore nous assoiffe et que notre désir l’un de l’autre soit si fort que l’oublie seul puisse en être la menace.

J’aimerais ne plus pouvoir oublier. Oublier ton désir. Oublier bien souvent c’est mourir. Et mourir, oublier »

L’autre, à des années d’intervalles, répond :

 » Parce qu’on oublie trop facilement. Et l’oubli, c’est la mort de tout. Que l’autre vous manque, ce n’est pas trop grave, parce qu’on sera toujours dans le manque de l’autre, même s’il n’est jamais trop loin. Le pire, c’est l’oubli. Oublier d’où on vient, oublier qui nous a tendu la main, oublier qu’on a aimé cette personne à s’en souder les dents les soirs d’absence. De toutes façons, on ne l’emmène pas au paradis l’oubli. Parce qu’à faire semblant, on ne gagne rien sinon la mort. Tentez de vous oublier et vous en crèverez d’amour… Aussi loin que j’ai pu être, je n’ai jamais oublié et j’ai toujours gardé le souvenir de l’amour à mettre sous mon oreiller pour protéger mes rêves. Ainsi, dans le plus noir de mes cauchemars, il y avait une main pour me serrer et m’éponger le front. Et cette main, c’était la tienne. »

Tu vois Emeric, même si on ne voulait pas, on serait frères quand même.

Trois p’tits points pour tant en dire.

L.

La crampe

115 pages en 5 jours.

J’avais oublié que l’écriture d’un scénario était aussi difficile. Je peux te l’avouer Louis, ça n’a jamais été aussi affreux de sortir quelque chose de ces doigts-là. Je me suis vu aussi sec que le Gange dans cinquante ans.

Ce soir, je suis vide. Vidé. C’est marrant, mais ce qui m’épuise dans l’écriture d’un scénario, contrairement à une pièce, c’est cette mise en page à faire constamment, ça te ruine ton rythme. Mais bon, le boulot commence maintenant parce qu’on a enfin de la matière. On va pouvoir tailler là-dedans, en espérant – dix doigts croisés désormais -, qu’il y ait beaucoup de choses qui te plaisent.

Bon, maintenant que j’ai les muscles des poignets crâmés, il faut aller se taper la cloche, c’est mérité, hein, patron ?

;o)

L.

La blague

 La blague d’Emeric du soir…

 » Le fou devant son médecin.

– Mais oui docteur, je sais que je ne suis pas du blé.

– C’est bien, vous avez fait des progrès.

– Parfaitement, je ne suis pas du blé… Mais je sais pas si la poule devant moi le sait… »

… Le pire, c’est que je vais y chercher une portée toute la soirée.

Merci, grand frère.

L.