Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Archives de janvier, 2008

Lady Diana Rigg

Ca va être difficile d’être « more cute »… Si je cherchais un idéal féminin, ça pourrait y ressembler un peu. Allez, plaisir des yeux, ça date de plus quarante ans quand même ;o)

 rigg-diana-photo-xxl-diana-rigg-6215100.jpg


Recherche

Ce qui est formidable avec WordPress, c’est qu’on peut voir ce que les gens ont tapé sur leur moteur de recherche pour arriver jusque chez vous. Alors, souvent, c’est mon nom qui revient, ouf, sinon, c’est aussi Fabien Menguy, qui doit avoir un fan club. Je rappelle que « my mean dude » écrit, entre autres, les critiques de « A nous Paris ». Je lui conseille de faire un blog vu le succès qu’il remporte ici, ainsi que Davyd Chaumard, régulièrement recherché sur le Net. Mais lui, c’est peut-être les impôts qui sont à sa poursuite ;o)

exemple dans ce qui suit de recherches…

 __________________________

Aujourd’hui

Recherche Vues
invention de la poubelle lloyd 1

Hier

Recherche Vues
Lilian Llyod 50
lilian lloyd 120
Un poteau dans mon cul 2
lilian loyd 12
regarder la paille dans ses yeux et la f 2
mourir oublier 1
qu ‘est ce qu’un journal de bord 1

__________________________

Et encore, parfois, j’ai des gens qui arrivent ici en ayant tapé sur google des mots comme « dépression » « somnifères »… Alors autant que je joue le grand jeu et que je cite ici pèle mèle, suicide, zoloft, anxyolitique, tranxène, mélancolie tendance dépressive, bricorama (pour les cordes de pendus), amnésie, zona. Mon taux de fréquentation devrait exploser, non ?

N’empêche que mon préféré, c’est « mourir oublier » ou « poteau dans mon cul ». Je me demande ce que c’est 2 personnes ont cherché…

Quant à la poubelle Lloyd, je me renseigne de suite. Sait on jamais qu’il y ait des droits d’auteur à récupérer ;o)

 L.


A venir…

Un peu d’impatience ?

Bien… le mois de mars verra un nouveau petit bourgeon pointer le bout de son nez. Plus de lumières dans les jours qui viennent… ;o)

teaser ?

teaser.

« Ce n’est jamais facile de s’éteindre. Même si, pour soi, ça peut ressembler à une forme de délivrance, c’est toujours plus dur pour les autres. Quelque soit l’état du filament, du début de la vie à l’article de la mort, on éclaire toujours au moins une personne. Souvent, c’est celle qui se penche pour vous embrasser sur le front lorsqu’il est trop chaud, c’est celle qui vous ferme les paupières les nuits d’insomnie, c’est celle qui vous dit  » ça va, ça ira, je suis là « . Dans la vie, je n’ai jamais rien connu de plus beau, de plus vrai que d’être une lumière pour quelqu’un. Même être une torche lancée au loin pour éclairer un chemin sombre, une bougie quand les plombs ont sauté. J’ai aimé les étincelles et la foudre parce qu’à elle seule, elle éclaire toute la nuit. Dans le cœur, j’ai une flamme comme ça et un souffle qui n’a jamais cessé de l’attiser. Mais voilà, il n’y a plus rien à consumer et c’est comme une allumette, tu sais, à un moment, la flamme, elle vient te mordre les doigts et tu la lâches… Ce n’est jamais facile de s’éteindre. Même si c’est pour rejoindre, il paraît, une lumière. »


L’atteinte

Je crois que mon moment préféré, dans l’écriture, c’est cet instant, dans la nuit, sous la pluie, en rentrant de la gare, à parler aux réverbères de toutes les ébauches qui te traversent depuis des semaines, voire des mois, des années. Et puis, tu ne sais pas pourquoi, mais l’un des fils que tu as tiré, d’un coup, il te revient avec une certaine résistance. A l’autre bout, c’est pas une brindille qui le retient. C’est une belle et putain d’idée avec un tronc gros comme ac. Tu lâches tout le reste.

Comment t’as pu passer à côté de ça depuis tout ce temps. Ben moi, je vais te dire. T’étais pas prêt. Et là, merde, ça s’éclaire.

Dans la nuit, sous la pluie, sous la capuche trop courte du duffle coat, ça t’a mordu la nuque et tu n’as plus envie d’autre chose que d’écrire sur cette écorce là. Il va falloir encore attendre. Mais ce n’est pas grave, ça va continuer de grandir et je vais le toucher cet arbre, y dormir tout contre pour les prochains mois de ma vie. J’y suis à ce que je voulais produire depuis des années.

Suffit plus qu’à torcher deux réécritures de deux scénarios, en écrire un troisième, plus trois autres pièces…

J’ai pas fini d’en passer des nuits sans Kim Wilde moi non plus…


Not one of a kind

Les moments où je me rends compte que je suis désespérément moyen et d’un commun des mortels, ce sont les jours de soldes, lorsque devant le rayon des pompes, la pointure à partir la première, c’est la mienne…


Portée disparue

Je ne sais pas qui c’est, comment elle est, comment elle bouge, ni même son parfum. J’ai encore moins compris comment elle s’y est prise… Mais la personne qui a pris mes nuits serait des plus agréables de me les rendre. Au moins une de temps en temps, comme ça, même pas pour jouer avec, juste pour voir si je peux encore y dormir. S’adresser ici pour me dire où les déposer, merci.

L.


Relâche

Et voilà

Le deuxième scénario avce Louis est dans sa version 7C et attend les premiers retours. Je suis à la fois confiant et impatient. Je reste dans mes projections en terme de temps. Selon les retours et une autre réécriture, mi-février, au plus tard, ce projet-là sera dans les mains des pros. Le retour sur le pitch étant satisfaisant, je ne suis pas trop inquiet. Je ne peux pas dévoiler le titre ni l’histoire pour le moment, tout cela est bien confidentiel, je peux juste dire que c’est une comédie policière que j’aimerais bien voir proche de « Fargo »… au mieux ;o)

Le cinéma est cette course de fond là où le théâtre est un sprint perpétuel. Et là où j’écrivais dix pièces, j’écris deux scénarios. Nouvelle année, nouvelle donne. Derniers espoirs en tout cas.

Me voilà donc un peu plus libre. Jusqu’à ce que Louis me relance sur « Des espoirs en bandoulière » et une version plus light d’un point de vue budget. Je sens qu’il veut réaliser ce projet-là, pas à tout prix, mais en tout cas, même à petit prix. Et s’il faut aller chercher les acteurs pas loin de chez moi, il pourrait être assez culotté pour tenter l’aventure.

Bref, je respire un peu quand même. Et qu’est-ce que fait un auteur qui relâche ?

Il écrit.

Ouaaaaaaais…

Malade, oui…

Anyway, j’ai quelques petites choses qui traînent et surtout la pièce pour les Théâtropathes à écrire. Je les aime ces petits là. La pièce sera sûrement un voyage entre le clown et le quotidien. J’essaie de leur donner tout ce qu’on m’a donné dans cette belle technique et pratique du clown. Je pense aussi à Jimmy que j’aide pour son seul en scène. Je pense aussi à Caro pour qui je compose les musiques pour ses slams et si j’arrive à trouver comment mettre les morceaux sur mon site, je vous en ferais profiter. Je pense à Amathéa, de plus en plus, avec la bonne nouvelle qui va arriver d’un jour à l’autre. Wait & see. Je pense à Davyd qui, même s’il doit en avoir marre de Lloyd, ferait peut-être bien encore une excursion dans son univers. Je pense à Marie-Laure qui monte un spectacle fait de textes inédits vendredi 25 janvier à Bois-le-roi. Je pense aux deux montages de Y’a des nuits en Savoie et en Suisse, à Des maux sans lendemain à Lille, aux musiques pour le LP avec Maud, au roman, au générique de fin d’Un cadavre exquis…

Je pense… Je pense trop. En relâche, ma tête est pleine.

Vivement la réécriture.

L.