Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

The edge

De plus en plus souvent,

lorsque je me retrouve en situation d’attente ou lorsque je sens l’accouchement d’un nouveau texte, le moindre regard, le moindre mot, le moindre geste tendre à mon égard est ressenti comme une agression sans nom. Même de la part des personnes les plus aimées. Et plus je descends à la mine, plus la présence de l’autre me renvoi à la frontière de l’humanité. Je fais des efforts, mais je n’aspire qu’à me retrouver dans une pièce bleue marine avec un Vélux et un bureau.

A celles et ceux qui supportent ça sans me mettre des mandales, merci.

Alors, bref, forcément, quand un geste maladroit me fait renverser sur le sol une boite neuve de mille cure-dents, je remercie le ciel de n’avoir mis personne à mes côtés.

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