Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Archives de août, 2008

Détente…

 

 

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Déterminismes

Dans la vie, parfois, j’aimerais faire des choses. Quelles soient bonnes ou mauvaises, ce n’est pas le problème puisqu’elles ne visent que mon propre plaisir. Au fond, ce qui fait l’histoire n’est pas le discours que je devrais faire à St Pierre, mais tout ce dont j’aurais joui avant de le voir.

Mais voilà, j’ai un reste de morale qui traîne à l’intérieur et elle a beaucoup de principes…

Oui, j’ai bien relu Spinoza. On est libre quand on comprend qu’on ne l’est pas…


And Also The Patrick & Lloyd

Le 21 septembre 2008, à partir de 19h30

Il est purement inutile d’essayer de me joindre sur quoi que ce soit. Avec le Patrick, on retourne, quatre ans plus tard, voir nos « Arbres »…

On a raté le précédent concert, mais là, à l’Ahlambra, on va rien louper.

Pour ceux qui ne connaissent pas.

http://www.blogotheque.net:80/Back-on-Stages-1-And-also-the

Après ça, je pense que je pourrais mourir en paix.


Réflexe acquis

Sans l’ambition.

Sans elle, on meurt et on meurt tellement vite de s’aimer. Parce qu’on s’aime trop facilement et je ne veux pas mourir d’un réflexe. Mon coeur ne mourra pas d’une formule de politesse, d’un « je t’aime » qu’on se dit quand on raccroche le téléphone. Mes mains veulent encore se pendre à un soutien-gorge, ma faim, suivre la dentelle d’autres dessous, mes lèvres, découvrir à nouveau ta bouche.

Je ne mourrai pas d’une tape dans le dos, d’un lit trop grand qui se fissurera, d’une peau qui se donnera à moi. Je n’irai pas t’aimer pour passer le temps, pour faire comme on est programmé. J’irai t’aimer parce que tu me jureras que le désir claquera sous nos langues, parce que tu me mettras en danger.

Tu ne me feras pas mourir de ce réflexe, dis ? Alors ne dis plus que tu aimes. Fais voir. Fais voir c’est comment toi que tu fais pour guérir de cette mort.


Echhymoses

 » De toutes façons,

l’autre n’est qu’une multitude de pièges. Si tu regardes bien, dès le départ, il te fait tomber amoureux. Et puis voilà qu’à peine remis sur tes deux gambettes qu’au détour de ce regard qu’il pose sur toi, il te fait battre un peu plus le coeur. Et ça, le coeur, battre trop, il apprécie pas, parce que c’est extrêmement fatiguant.

Dieu qu’il est chiant l’autre, avec ses attitudes tellement attachantes, ses mains qui traînent et te frôlent, ses sourires pleins d’attentions… Parce qu’avec tout ça et tout ce je passe sous silence, l’autre, quand il se barre, il aime bien te laisser le manque en attendant son retour. Y’en a qui ont trouvé des solutions avec des pelotes de laine, mais comme t’es déjà pas foutu de plier correctement une chemise, tu vas pas commencer à tricoter. Et pour peu qu’il se soit tiré pour de bon, tu restes non seulement avec le manque, ce trou béant que tu nourries de caresses dans le vent, mais aussi avec la mélancolie.

Nan, mais casse-toi si tu veux, mais prends les avec toi tes M & M’s. Les souvenirs, t’en fais pas, j’ai un four à cet usage, mais tes deux potes peuvent repartir avec toi. Si. En plus, on avait déjà du mal à vivre à deux dans cet appart, c’est pas pour le partager avec deux autres inconnus, hein ?

L’autre, c’est une multitude de pièges.

Il m’a dit quoi Lloyd l’autre jour ? L’amour, ça commence quand la passion s’arrête.

Ah oui ? T’as lu ça sur Wikipédia, non ? Et l’amour, c’est le truc qui fait demi-tour quand il est au pied du mur du premier problème venu ?

 Fais chier.

 

 

L’autre, c’est une multitude de pièges. T’en tombes amoureux et à la fin, tu tombes tout court. «