La fatigue et la pensée

J’aime assez  la fatigue,

étrange, hein ? L’état de trouble, de ralenti, de mes pas qui s’alourdissent. Même les yeux qui piquent ont quelque chose d’attachant. Je pousse l’ivresse encore un peu. Ca n’a rien de grave, ni de destructeur, j’ai l’impression de mieux saisir d’autres choses aujourd’hui. De nouvelles idées de textes m’apparaissent, dont une, évidente, sur le refus d’un homme quant à « revenir à la surface ». Je me comprends.

J’aime assez la fatigue. Maud me dit que c’est le seul moyen que j’ai de me calmer, me fatiguer. Elle n’a peut-être pas tort. De l’autre côté, je sais aussi que je me fatigue pour ne pas avoir avoir à faire autre chose. Qu’est-ce que j’ai dit à Emeric l’autre jour ? Quelque chose du genre « j’écris pour ne pas penser »…

J’ai souvenir que l’on avait souri.

L.

Publicités

Publié par

Lilian Lloyd

Auteur, metteur en scène, scénariste, comédien, compositeur.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.