Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Archives de mars, 2009

Rengaine

La fatigue

Elle mord

Entraîne avec elle par-dessus bord

Des espoirs et consorts

Elle suce

Aspire

Me laisse envisager un départ

Le pire

Elle m’essouffle

Invoque un émoi

Souligne la suspension

Sourit au soupir

La fatigue

Elle dit un désir

Ta main contre moi

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L’échoué

Le capitaine saoul

D’un bateau ivre

Connaît-il son sort

La voie qui le ramène au port

Et que sait-il de l’amour

De ses transports ?


Ebaubi

Les choses prennent du temps pour se faire entendre, pour se faire comprendre. Toujours. Et ‘il ne suffit que d’une seconde pour se faire surprendre.

Alors, je veux rendre chaque coup à ce qui se sème sur ma route. Donner du coup de foudre et aimer dans l’espace de deux battements de cœur. Je veux provoquer l’accident. Le mineur pour voir il mène. Et du risque pour ne pas avoir à m’endormir.

Des choses qui surprennent, je veux garder une caresse et une main ferme qui m’a amené contre un corps. Je veux pousser de la poitrine pour m’y coller. Et faire comme ça, comme ça vient, comme ça bat, comme ça battra.


36 chandelles…

… ou 36 bougies à souffler.

Il va commencer à me manquer de l’air. Heureusement que c’est un multiple de trois ce chiffre. Allez, courage, fais un vœu, brûle un cierge, embrasse le bois, enlace ta mère, soulève les montagnes, mais fais que ce soit pas mal cette année de plus.

Lilian Lloyd, mode auto-motivation au maximum…


La nuit, je rends les armes

bashung-11

bashung-2

A 16h, je me suis dit, tiens, si j’écoutais « l’Imprudence » en écrivant ma pièce. Encore été bien inspiré, moi.

En ce qui me concerne, la chanson française vient de mourir aujourd’hui. J’écoute plus jamais rien.

Merci à Rémy et Marie-Pierre pour les photos.


Chercheur dort

Dans l’attente des heures,

Je me déleste. Je me dépose. J’écoute ce qui bouge. Dehors. Dedans.

Dans l’attente des heures,

Je m’espère. A chaque instant.


Ce qui pousse sur le trouble

Je voudrais dire le trouble,

peut-être même l’écrire. Mais il est sûrement trop tôt et trop idéal pour le moment. Il est toujours plus sage de le laisser s’assagir pour enfin lui faire dire quelque chose. De sensé surtout.

Je voudrais pourtant l’effleurer encore un instant, avant qu’il ne s’endorme, et souhaiter qu’il se taise pour me laisser le regarder, l’étudier patiemment pour ne pas perdre le contrôle.

Mais le trouble est assez malpoli. Il réveille, révèle des blessures, des cicatrices, des endroits du corps meurtris. Et s’il empêche encore une nuit, il se veut attachant, voire collant. Mais on peut lui mettre la main sur la bouche et serrer fort.

Tais-toi.

Il se tait.

Qu’importe, le trouble n’est pas le soucis. Il n’est porteur que d’un message, d’être, à nouveau, surpris, étonné. Il a semé cette graine quelque part en soi. Maintenant, il s’en lave les mains. Et à moi de prier qu’il ne s’agit pas là d’une mauvaise herbe.

Et si ce n’est pas la curiosité qui me fait prendre un arrosoir, c’est quoi alors ?