Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Ce qui pousse sur le trouble

Je voudrais dire le trouble,

peut-être même l’écrire. Mais il est sûrement trop tôt et trop idéal pour le moment. Il est toujours plus sage de le laisser s’assagir pour enfin lui faire dire quelque chose. De sensé surtout.

Je voudrais pourtant l’effleurer encore un instant, avant qu’il ne s’endorme, et souhaiter qu’il se taise pour me laisser le regarder, l’étudier patiemment pour ne pas perdre le contrôle.

Mais le trouble est assez malpoli. Il réveille, révèle des blessures, des cicatrices, des endroits du corps meurtris. Et s’il empêche encore une nuit, il se veut attachant, voire collant. Mais on peut lui mettre la main sur la bouche et serrer fort.

Tais-toi.

Il se tait.

Qu’importe, le trouble n’est pas le soucis. Il n’est porteur que d’un message, d’être, à nouveau, surpris, étonné. Il a semé cette graine quelque part en soi. Maintenant, il s’en lave les mains. Et à moi de prier qu’il ne s’agit pas là d’une mauvaise herbe.

Et si ce n’est pas la curiosité qui me fait prendre un arrosoir, c’est quoi alors ?

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2 Réponses

  1. André

    d’ou vient-il?on ne sait pas,mais on plonge,on se pose tant de questions.on a bien des reponses,mais on ecarte celles qui nous derangent,on garde celles qui nous arrange tant ce mal à parfois du bon.il est là présent et inmanqublement dicte l’avenir…comme dans 2 segonde le présent aura été futur et deviendra passé…on ne peut plus que l’écrire.se l’écrire.lettre morte….

    mars 12, 2009 à 3:41

  2. Melian

    Je veux croire, moi, à une seconde éternelle. Cette seconde où il nait, le trouble, où il dévore tout à l’intérieur. Mais je ne le combattrais pas cette fois. Et qu’importe que ce que je fasse vous apparaisse comme fou ou déraisonnable. Il n’est plus de raison qui tienne plus aucune qui vaille. Je ne tiens pas à être dans les rangs même si souvent ca fait mal d’être à part. Mais dans cette seconde qui dure depuis tout à l’heure, depuis que j’ai commencé à écrire, je me sens bien, plus en paix avec mon agitation qu’avec leur calme. Plus en paix, presque parfaitement, il ne manquerait que de pouvoir dormir. Dans ses bras.

    mars 20, 2009 à 8:55

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