Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Message in a bottle

 » Rien n’est indolore. Je ne peux pas t’aimer sans que ça laisse des traces, sans que sur ma peau, les endroits par moments effleurés, se déguisent en stigmates. Tu es passée par là, pudiquement, laissant des virgules à mes envolées et trois petits points à tes silences gênés. Cette nuit s’est écrite sur moi et on en a tourné des pages. Même si cette histoire se déroule dans la marge, qu’à jeter l’encre, on en noirci la page où surnage un cœur qui n’aime plus y croire, il faut gratter et laisser des preuves de ce passage. Et si l’on fait de moi la feuille à rouler, donne de l’élan à ma main pour jeter aussi loin que possible, cette bouteille à l’amour »

Publicités

2 Réponses

  1. andré

    le calmar « d’encre et de plume »
    des tentacules,comme autant de virgules,a n’en pas finir
    des pointillés pour tout brouiller…
    de « la bouteille a l’encre »
    de vagues de maux
    d’écumes de mots
    de ne pas la jeter assez loin
    toujours elle revient
    calmar au « sang d’encre » pour ne pas te decouvrir
    « bon sang » ne saurait mentir
    et de tout tes pointillés
    comment te débrouiller…………….?

    mai 9, 2009 à 10:21

  2. Jacques

    J’adore ce texte ! M’en lasse pas ! C’est bôoooo…
    tiens…
    Inspiration répondrait :

    « C’est fait pour ça l’amour, pour laisser des traces. Il y en a même qui se les font tatouer de peur qu’elles disparaissent.
    Si ta peau effleurée est douloureuse, la mienne s’apaise au moindre de tes gestes. Mes stigmates se déguisent en perles rares. J’aurai voulu te dire, laisse-moi t’effleurer à ces endroits, laisse-moi te faire mal.
    Tu le sais… une page, un cœur, un vêtement… toutes ces choses que l’on déchire… Il est une page que j’ai déchiré, pour la garder enfouie dans mon creux. Même froissée, je la lirai chaque jour avec la même fraîcheur. Ce coeur qui n’aime plus y croire, ce cœur noyé dans l’encre noire, je le chérirai en secret, je l’aime tel qu’il est. Je l‘aimerai encore s’il changeait. Les preuves de ce passage, des virgules, des petits points, et des battements que tu entendras que tu le veuilles ou non. Des battements que tu ne contrôles pas. Je ferai en sorte qu’ils ne t’assourdissent pas. Je prendrai ta main, te donnerai de l’élan, mais cette bouteille à l’amour reviendra toujours à nos pieds »

    ;)

    août 25, 2009 à 11:38

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s