Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Le saut de l’ange

J’ai dû en entendre. J’ai du en louper. Par dizaines, par milliers. Autant de mots d’amour qui se sont échappés. Du sable dans des poings qui se referment. Tout ce que j’ai est ce qu’il me reste. Quelques grains dans la paume comme des soupirs d’espoir. Du haut de la falaise, avec le vent qui souffle dans le dos, à coup sûr, je tomberai plus vite qu’eux. Qu’ils s’envolent au moins jusqu’à toi, ces délestés de moi.

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Une Réponse

  1. D.P.H

    ses mains,ces mains sur lesquelles on a tant compté
    de leurs lignes qui nous en ont tant comté
    de reves du bout des doigts caressés
    du sablier qu’on ne peut retourner
    et laisser le temps filer
    les ouvrir pour se cacher les yeux…
    ecarter les doigts…on a peut etre pas tout vu…
    puiser dans l’émoi…le marchand de sable venu…
    courrir d’autres reves en d’autres lieux
    les poings sérrés…coule sablier…

    septembre 2, 2009 à 3:53

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