Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

L’homme Tordu – 18

« – C’est bon, fais pas la gueule. Enfin, pas pire que d’habitude, quoi. Parce que là, tu vas te forcer et ça va finir en grimace. C’est le temps, c’est ça ? Il pleut des cordes. Tu veux que je t’en chopes une et que je te la mette autour du cou ? Vas-y, souris, je verse dans l’image, ça devrait te plaire à toi, l’écrivain ? Pardon ! L’auteur… Putain, alors si maintenant tu te mures dans le silence, on va pas se marrer tous les deux. Tu veux pas qu’on se marre ? Qu’on rigole, quoi ? Qu’on fasse comme tu fais, le truc de distance, là, rire quand c’est pas drôle. Doux-amer. C’est ça, hein ? Doux-amer, moi, ça me fait penser, enfin, tu vas trouver ça con, mais ça me fait penser à la bouffe chinoise, sucré-salé, quoi. Le tragique, c’est lequel alors ? Le salé, hein ? Le sucré, c’est la légèreté si j’ai bien suivi. Tu me dis, en plus de moche, je pourrais être conne. »

*

 » La vie en montagnes russes, c’est grisant – quoiqu’un peu difficile pour le cœur –
Mais le train fantôme, c’est juste à éviter. « 

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