Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

L’homme Tordu – 20

 » Un poing dans la poche. Qui ne cesse de se serrer. Où s’arrêtera-t-il ? Les ongles en sont déjà à sectionner la ligne de vie, ce sera bientôt à l’amour de se voir couper. Et les dents de se souder. Des muscles de se bander jusqu’à la rupture. Des cordes vocales à se vriller. Et la boule dans le ventre qui gronde. L’Ombre s’est réveillée. Elle repasse par la surface, voudrait se fracasser là où ça lui plaît et non là où la lumière l’emmène. Et alors qu’elle prend son envol, poussée par une colère sans nom, j’arrive à l’aveugler un instant pour la dévier de cible. Le geste s’en retourne à moi, au visage, au cœur. Après l’orage, il restera un long épuisement, le goût du fer dans la bouche, un ricanement lointain de la bête qui s’en retourne dans sa tanière. Je suis encore là. Combien de temps encore avant qu’elle ne prenne enfin le contrôle. Combien ? « 

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