Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Ce moi

A Paris, la nuit, quand la pluie se donne, aux égouts, aux pieds détrempés
J’arpente, je laisse, à ma mémoire les souvenirs arrosés
Où nous mettions la main
Où nous disions demain
J’arpente, je laisse, et je lâche pour tenir

A Paris, la nuit, quand la pluie me donne le dégoût et un cœur arrêté
Je donne à ce qui me fuit des saveurs d’âpreté
Et j’avance

Avance
Comme un ordre, comme un désir qui se tend
Et quelle force de le saisir
De le prendre et de venir à son oreille lui dire
Je suis là, enfin
Je suis.

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2 Réponses

  1. birdy

    Difficile d’avancer quand tu te trouves surpris par un orage dans ta tête, une pluie de larmes battante……et que toi tu restes sans arme pour te battre…..juste les souvenirs et les regrets qui inondent ton cerveau perdu au milieu de toutes ces questions sans réponse…..
    Pourtant il te faudra continuer mais de ces larmes et de cette tempête forcçment tu seras changée…..peut-tre transformée

    Il n’est pas encore mort……peut-être à son oreille, il est encore temps de lui dire « je t’aime »

    juin 12, 2010 à 7:38

  2. D.P.H

    J’habite la rue en pente. D’ailleurs je crois que j’ai toujours vécu dans cette rue.
    Tous les matins après une énième nuit interminablement longue je la dévale, plonge vers le bas et passe devant ces endroits que tour à tour j’ai occupés.
    Il pleut encore, les poings serrés dans les poches, je me retourne de temps en temps, me disant qu’il va bien falloir remonter…
    Je jette un œil (par-dessus les poches) à ces fenêtres aujourd’hui fermées.
    Il y a cet endroit auquel autrefois, autrefois pressé d’arriver en haut, je n’avais guère prêté attention…
    Un jour alors que la porte de ce lieu c’était entrouvert j’osais le pas. Le temps s’arrêta et je trouvais là Bien des sentiments accrochés aux murs dévoilant secrètement quelques maux vécus. Jour après jour, le pas rassuré je me perdais dans ce décor. En toute simplicité mes mots s’accordaient à ces maux. Mes yeux pochés déballaient des phrases, d’une sincérité insensée .pour m’être jusqu’ici évite Comment pouvais-je donc dans cet intérieur m’improviser ainsi imposteur. Qu’un jour d’une porte refermée tout ceci me reviendrait bien en pleine gueule.que mon errance dans ce décor ne serait que ressemblance en désaccord…
    Etais-je donc lâche de mes pensées, lâche de penser que je n’aimerais pas être à ma place, lâche d’aimer au delà du raisonnable pour ainsi tourner autour et finalement n’être personne comme beaucoup de monde.
    M’improviser imposteur et qu’un jour de porte refermée Au travers des carreaux embués par mon souffle lourd m’obstiner à fouiller.

    Fallait bien que je remonte là haut. Et nuit après nuit me lever, poser le pied sur ce parquet autrefois tous les jours ciré protégé des rayures.
    Tous les jours me lever et d’avoir vider de leurs cailloux mes godasses ressentir les crevasses sous mes pieds.
    Quelquefois j’envoi mon moral par la fenêtre dévaler la rue. Il a tellement l’habitude… ..…d’ouvrir la fenêtre un courant d’air reviendrait-il ouvrir une porte ?
    Lui en bas moi en haut Moral tout seul passerait par ce lieu tout en bas que jamais je n’ai voulu. Ce lieu tout de marbre couvert. Ce marbre comme celui que l’on voudrait pour remplacer le parquet a ciré. Ce marbre qui nous ferait croire que l’on a tout eu…que l’on a rien eu…

    A tous les marchand de sable, de cailloux. À tous ces lieux. À tous les marchands de parquet de cire, de marbre etc.…
    A ce refuge, ici, squat de mots…jusqu’à que…

    juin 14, 2010 à 2:20

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