Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

L’homme Tordu – 42

 » – Un jour, elle est partie alors que je l’avais déjà quittée. Peut-être que je croyais que tout ça serait provisoire. Et un jour, dans son regard, tout a indiqué qu’elle était passé à autre chose, même pas à quelqu’un d’autre, juste à autre chose.
– Pareil.
– Bienvenue au club. Et là, devant ce qui n’est plus, j’ai gardé ce sentiment un peu étrange, à la fois libéré, un peu léger et en même temps, déserté, avec ce petit grain noir à l’intérieur qui n’a cessé de grandir. Tu vois, une tête d’épingle qui a commencé sa lente croissance. Putain, au début, j’y ai pas fait gaffe, je me suis dit que c’était normal, rien de grave et puis, j’ai écris pour en parler, comme pour m’en débarrasser. Et plus j’en parlais, plus le grain prenait de la place. Un jour, en me regardant, livide, en relevant la gueule de la cuvette des chiottes, j’ai compris que j’avais enfanté d’un trou noir. « 

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