Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

L’homme Tordu – 48

 » J’ose coller ma tête contre son cou, sentir l’odeur de la peau humide, comme une suée légère, comme un soir d’un orage d’été. Ma main glisse sur elle et mon bras l’entoure, et il devient question de saisir les années perdues. Il faut alors prolonger le moment. Des cœurs qui n’ont plus le vide entre eux pour se parler peuvent bien se parler, encore un peu. On peut sourire, être étonné du geste et avoir le sentiment de franchir un col. Et l’autre n’a rien d’une contrée lointaine ou hostile, l’autre t’accepte pour l’étreinte qui n’est ni une preuve ni une promesse. Dans ce qui se rapproche, à l’orée des lèvres, nous sommes la délicatesse, nous sommes l’attirance, nous sommes le mot qui nous invite. Dans l’espace des minutes qui nous ont figé, ma bouche a glissé à tes oreilles, « encore »… Encore lui. « 

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