Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

« Qui tue la mort… »

My back

Le gars, là, derrière, clope au bec, se trouve exactement à l’endroit précis où je l’imagine au quotidien, pour moi. Presque par-dessus l’épaule, comme un ange gardien. C’est Patrick. Si vous avez vu mes spectacles, quelque part, vous l’avez vu. C’est lui le créateur lumière, entre autres, de « Y’a des nuits qui mériteraient pas de voir le jour », « Histoire d’âmes », « Lavage délicat », « Ce qui effleure les femmes », « Ce court instant de bonheur »… pour ne citer que ceux-là. Il a mis en lumière plus d’une dizaine de mes mises en scène.

C’est un génie. Tu lui mets une ampoule dans la main, elle s’illumine à son contact. C’est un magicien. Je sais que sans lui, beaucoup de choses que j’ai pu faire en mise en scène, seraient restées plates, sans vie, sans relief. Patrick m’a collé des lunettes 3D devant les yeux. Il m’a appris à dire « 195 » au lieu de « j’veux une lumière bleue qui tue ».

Avant lui, Jean-Paul Alègre m’avait dit « tes spectacles sont superbes, tes textes, très bons, et tes lumières, à chier… » La rencontre d’un certain Jacques au festival de Cavalaire m’avait aussi donné les prémices d’une conscience que la lumière, c’est pas « j’veux du chaud et du froid ». A l’arrivée, c’est Patrick qui m’a embarqué avec ses « tu vois, quoi, l’effet, là, il tue la mort » et je n’ai plus jamais écrit une pièce sans penser au plan de feux en même temps.

Ce que j’aime dans cette photo, prise par Emilie Deville – qui a su capter qui est Patrick pour moi – c’est que nous regardons le même horizon, sachant que, forcément, dans quelque temps, nous nous retrouverons sur quelque chose d’énorme. Voire deux choses énormes. La première, j’attends la rentrée pour la signer, et la seconde, c’est l’opportunité de bosser sur le projet Illian Dolly ensemble. D’un côté, la lumière, de l’autre, la musique. Patrick est à la technique ce que je suis à l’artistique et je sais notre union sans faille.

Cet hiver, chez lui, à Bordeaux, les murs trembleront parce qu’on ne sait pas faire de la musique à moins de 230 décibels et les nuits seront éclairées, de toutes les idées que nous trouverons pour, je l’espère, le beau projet qui nous attend.

Publicités

Une Réponse

  1. ian curtis

    En un seul mot:Tu es un grand !!respect

    août 6, 2011 à 12:53

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s