Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Archives de octobre, 2011

Finally…

La réponse est –  enfin –  tombée ces jours-ci. J’ai finalement décroché ma résidence d’auteur près de Toulouse pour les deux mois à venir. Et ce, après quelques péripéties qui m’ont mis quelques retours acides dans les gencives. Mais l’essentiel est là. Je pars donc à Lombez, un petit village, voir mourir l’automne et naître l’hiver, tout seul, dans un appartement prêté pour l’occasion par la Maison des Ecritures, que je remercie au passage.

Ce séjour sera agrémenté de conférences, rencontres avec des troupes, librairies, universités et puis des ateliers à monter au pénitencier des Murets, ce qui constituera une expérience forcément des plus enrichissantes.

Et écrire… écrire quoi ? En 2009, 12 pièces, 2010, 2 pièces, 2011, zéro… A quoi bon encore écrire 45 autres pièces qui, pour la plupart, dorment dans les tiroirs numériques des mes ordinateurs ? Poussé depuis des années par bon nombre de mes proches, l’incursion dans le roman risque sûrement de se faire loin du tumulte parisien.

Ou pas.

De toute façon, c’est que me soufflera le vent dans les oreilles qui donnera une tonalité à ces deux mois. J’y vais avec envie, appréhension, mes ami(e)s et mes amours dans la tête et les yeux bien ouverts.

En même temps, même s’il est pas toujours sobre, je crois que j’ai un GPS de qualité…


Do not disturb – again

« – Je voudrais te dire…

– Non, rien, me dis rien. Je suis fragile aujourd’hui. Alors, un mot, un seul, il peut m’achever.

– C’était pas un truc méchant, pas un mot négatif, quoi.

– Ben, justement, c’est pire. »

 


Do not disturb

Parfois

Du berceau à la tombe

La seule morale qui te saute à la gueule

C’est « va te faire foutre »

 

… ou quelque chose dans le genre,

 

ça dépend du niveau d’intimité que t’as avec la vie.


Ne bouge plus

« … Ne bouge plus. Oubli. Tous ces pas finiront par s’effacer. Tu auras beau appuyer de tout ton poids, de tout ton être, à un moment, il n’y aura plus de traces. Alors à quoi bon ? A quoi bon se battre avec ce qui ne veut pas de toi ? A quoi bon changer pour l’autre quand tous les efforts finissent par s’éparpiller dans le vent ? A quoi bon démonter des murs, défaire ses élans, ses étreintes, revoir sa copie et faire signer les bulletins d’absence par tes parents ? A quoi bon y croire quand tu as déjà les pieds dans l’eau ? Et le ressac de la mer qui emmène des grains de sable sous ta plante et qui t’enfonce un peu plus, donne des premiers signes d’encouragements. Ne bouge plus. N’appelle rien, ni personne ni moi, déjà bien trop loin. Ne bouge plus. Encore un peu de temps avant que la plage ne t’engloutisse toi aussi, à ton tour. Ne bouge plus… »