Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

De Tours à Lombez

Voilà un long billet qui s’en vient. Je vous écris de Lombez, de cette fameuse résidence d’auteur où je suis installé pour les deux mois à venir. A 45 minutes de Toulouse, au sud ouest, plus exactement. J’y suis arrivé le 1er novembre, après un détour à Bordeaux, chez Patrick, afin d’y déposer tout mon matériel musical qui me servira bien lorsque je retournerai chez lui dans les semaines à venir. Nous avons des maquettes à enregistrer, à peaufiner. Mais nous y reviendrons.

Avant d’arriver dans ce petit village, en déshérence il faut bien l’admettre, nous avons pu partir avec toute l’équipe de « Des Accordés » en province, en Tourraine pour deux dates exceptionnelles. Nous avons été invité par Festhéa, en marge de la programmation officielle du festival national de théâtre amateur. Nous sommes donc partis à 6 pour ces dates, la première ayant eu lieu dans le magique endroit de la Touline, une ancienne grotte troglodyte, réaménagée en salle de spectacle. Accueil superbe et soirée du même genre. Nous avons joués la version live dans les deux représentations, la première avec l’équipe de base, Anthony et Déborah sur scène, et Emilie et moi à la guitare et aux chants. Retour chaleureux du public.

Comme d’habitude, c’est deux-là restent frais, et d’une générosité et d’une solidité à toute épreuve.

Et comme d’habitude, Emilie a su encore capter cela derrière son appareil photo.

Derniers réglages de lumières avec Anthony et dernières consignes pour apporter encore autre chose à la mise en scène.

J’aime la manière qu’il a d’écouter et de se sentir investi. Dans la vie, c’est un dingue, sur scène, il fait vingt centimètres de plus.

Olivier, à la régie, qui prend les dernières notes. Il faut toujours improviser un tas de trucs dans ces petites tournées.

Comme dirait Anthony, c’est ça qu’est bon.

A force de les côtoyer, je ne saurai plus dire lequel est l’ange gardien de l’autre. peut-être savent-ils à merveille échanger ce rôle.

Anthony et Déborah, sans eux, je le dis, – et sans Emilie bien sûr, j’aurais sûrement perdu toute idée d’ambition…

Nous sommes ensuite partis à quelques kilomètres de la Touline pour rejoindre un endroit que je connais. En 2005, ici, nous avions joués « La coulée douce ». Souvenir mémorable. Ici, c’est les Wagons. Idée née de l’esprit aussi tordu que génial de Thierry Tchang Tchong, le mec, là, en-dessous, avec des faux airs de Lindon.


Thierry a posé trois wagons de marchandises, côte à côté et les a soudés afin d’aménager le tout en salle de spectacle. C’est hallucinant, tout bonnement. Ce type est fou et fait un bien fou. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un si épris de liberté à en déplacé des montagnes, je pourrais vous en parler des heures. Sa dernière trouvaille ? Marcher 1200 km avec une petite machine qui déverse du sable derrière lui et s’arrêter jouer son spectacle « La rose des sables » tous les 100 kms. Ne ratez pas cela l’année prochaine, d’autant qu’il sera aussi en Avignon.

Pour ce soir-là, c’est Emilie qui a repris le rôle de Sam, avec autant de succès que la première fois à Paris. Personne ne peut nier les multiples talents de cette nana. Jusqu’ici, je n’avais connu que Julie et ses grands yeux capables de faire chavirer une salle. Emilie, que je pensais plus actrice que pure comédienne de théâtre, pulvérise littéralement les cœurs des spectateurs avec cette force, ces blessures, cette puissance dont seule je croyais Caroline Mouton en être capable. J’en parle avec plus de facilité qu’en étant sur scène, à jouer – péniblement – de la guitare dans mon coin, j’ai tout lieu aussi d’observer l’impact qu’a Emilie. Et franchement ? Franchement. Enorme. Et une fois de plus, c’est Anthony qui sort grandi de cette histoire puisqu’il sait adapter son jeu à celui de sa partenaire intérim.


Mais ce ne fut pas la seule bonne nouvelle de la soirée. Coralie Russier nous a rejoint pour les chants lorsque Émilie jouera. Une vraie voix de rock, blues, éraillée, forte et une personnalité hors norme. Coralie est jeune et pleine de promesses. Si nous arrivons à nos fins avec cette pièce pour toutes les opportunités qui s’offrent à nous, elle sera de la partie. Pour sûr.

Après la très belle représentation, les tables ont été dépliées et ce fut un dîner toute en générosité partagé avec le public. Impossible de ne pas vouloir rééditer cela tous les jours de l’année… Beaucoup de choses se passent autour de ce spectacle dont une reprise est prévue en début d’année et d’ores et déjà un Avignon 2012 confirmé. Puis, la signature avec une structure pour nous encadrer qui devrait arriver en début de semaine prochaine. Donc, ça se précise. Je compte retravailler sur le spectacle pour continuer à lui donner des airs de plus en plus oniriques.

Merci à Anthony, Emilie, Déborah, Olivier, Coralie pour ces beaux moments, on se retrouve en début décembre pour trois dates près de Bordeaux. On fera en sorte que ce soit aussi bon.

Mais pour le moment, il s’agit de Lombez. J’y reviendrai…

 

 

 


 

 


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