Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

2014

2013 a fait son temps.

 

D’aucuns disent qu’elle le fit bien, d’autres qu’elle passa à côté de tout. Et comme bien des sujets actuels, on ne réconciliera pas les deux clans…

 

A cette même date, tous les ans, je me retrouve ici à jeter un coup d’œil par-dessus l’épaule et à compter les morts, les détresses, les absurdités, les trains qui déraillent, les politiques qui savent dire oui et non dans la même réponse, mes cheveux laissés en route ou des espoirs fracassés sur le mur des ambitions mal placées. J’aperçois aussi, assez souvent, des regards d’enfants, des insouciances salvatrices face au cynisme ambiant, des femmes et des hommes debout et bien des rêves comme moteur.

 

Je crois savoir combien nous pouvons souffrir, des oppositions, des clivages, des pressions d’où qu’elles viennent, des violences à vouloir afficher ses différences, des violences à vouloir les effacer et de l’étrangeté à vouloir nous rendre tous égaux alors que nous sommes si beaux dans la complémentarité.

 

Je sais que des rires se sont étouffés, que d’autres ont apparu, mais que devant chacun, nous avons donné toute notre bienveillance et notre humanité.

 

Je sais aussi que dans des lits où l’on s’éteint, on a encore une force pour offrir un sourire…

 

2014, toi l’année unique qui ne rime avec rien, bienvenue.

 

Tu as les clés en main. L’année passée est partie avec un grand qui, à lui seul a prouvé que l’homme africain, malgré ce que l’on a pu dire, est entré dans l’Histoire. Son départ a été salué par le monde entier, avec une nouvelle manie, le R.i.P., qui va devenir un verbe si ça continue.

2013 t’a laissé néanmoins avec la garde d’un enfant qui sera roi d’Angleterre un jour, mais tu ne seras plus là pour le voir. Tu disposes aussi d’un nouveau Pape qui donnerait presque envie de croire en Dieu. En revanche, pour la Syrie, c’est une patate chaude qu’elle t’a refilée. Et là, bon courage.

 

Pour ma part, je penche. Du côté gauche, mais que voulez-vous, le cardiologue me l’a dit et répété « vous avez un gros cœur ». Ce à quoi j’ai souvent répondu « j’en ai plutôt gros sur le cœur ».

 

Alors, avec ce qui se bat en moi, je me penche à l’oreille de chacun de vous, même les plus grands, pour vous souhaiter une année que vous saurez faire rimer avec, au choix, joie, rire, sérénité, sagesse, résilience, accomplissement, répit ou paix. Je vous rassure, vous pouvez en accumuler plusieurs, voire en inventer d’autres, la liste était non exhaustive.

On se retrouve ici, l’année prochaine, pour écrire un long poème à cette année 2014 qui saura nous surprendre. Et pour ne pas trop lui mettre la pression et lui envoyer tout l’amour dont elle aura besoin, je la remercie, à l’avance, je la remercie pour tout ce qu’elle a à donner et à nous apprendre.

 

2014, tu danses ? Allez, viens… Je t’invite.

Oui, je sais, je penche, mais c’est parce que je me relève et que j’ai beaucoup à te donner.

 

Je vous embrasse,

A très bientôt

 

Lilian

 

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2 Réponses

  1. salomon

    Intriguée par ta plume, Lilian, que j’ai découverte tout récemment, je suis venue sur ton blog. Je me suis régalée. Ce nouveau texte « 2014 » me comble encore. Je ne peux donc que t’encourager pour cette nouvelle année à nous « pondre » beaucoup d’autres écrits aussi beaux que celui-ci. Merci et bonne année Lilian ! Cath.

    janvier 3, 2014 à 2:37

  2. Caroline

    Je te souhaite une belle danse avec ce que t’apportera de beau, de fort mais aussi d’inattendu voir de chaos 2014. Oui, j’ai l’intention d’accumuler cette année quitte à être penchée et peut-être même tomber…Grosses bises

    janvier 4, 2014 à 2:26

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