Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Archives de décembre, 2016

Pour Tarine

Quand je t’ai vue apparaître avec ton petit tarin et ta trogne trop sympa, j’ai topé direct qu’on allait bien s’entendre. Et puis, j’ai deviné cette épaisseur en toi, et je parle pas ici d’un tour de culotte. Bref, je t’ai bien sentie, poulette, direct. Je n’oublie pas qu’on s’est dit des jolies choses, des admirations réciproques et des envies de mêler nos univers. Et se le dire comme aq, ça veut dire des promesses.

Aujourd’hui, je t’ai lue, et tu m’as fait pousser une boule dans le ventre. Du genre, la boule qu’on n’aime pas. Qu’on veut pas. Qu’on peut pas aimer. Depuis quelques années, je suis moyen crustacé. Ne l’ai jamais été, d’ailleurs. Il te faut donc retourner au combat, comme si les deux précédents n’avaient pas suffit, c’est ça ? Tu dis, demain, t’auras ton pif de clown, mais pas d’esquive, on sait tous deux que le clown est triste et qu’il sourit pour faire diversion, qu’il chute pour faire rire parce que s’il l’ouvrait, les mouchoirs seraient de sortie.

Je ne savais pas, je ne devinais et je découvre qu’il y a des plumes de sioux, de cheyennes, de ce que tu veux dans tes cheveux d’ébène. Tu dis t’es pas la première, t’es pas la dernière. Nan. Mais là, comme ça, parce que ça traîne en moi depuis tes mots matinales pour dire ton maux, je veux t’accompagner de quelques tignes, Tarine. J’en dépose ici, pour la fraîche et néanmoins profonde amitié que j’ai à ton égard.

Tarine, taratata, t’y vas y mettre une tarte à ce taré, y dire t’arrtagueule à la récrée, ‘tain !

Et on en reviendra aux promesses, au miel de l’existence et de nos rencontres, et sous la houlette de Momo, s’engager un peu tous à ne faire que du beau.

J’ai hâte, dans si peu de temps, de te voir apparaître sur scène, plus lumineuse que les lumières qui t’éclaireront.