Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Archives de juin, 2017

Bilan 2016-2017

Alors que le festival d’Avignon commence la semaine prochaine pour deux de mes pièces (voir Bio/Actu), il est temps pour moi de jeter un petit coup de regard dans le rétro d’une saison assez riche et épuisante. Revue, pièce par pièce.

« Le Klan » est évidemment ma plus belle réussite pour le moment. Avec une équipe en or et un Thomas Baudeau à la production, j’ai pu monter ce texte dont je rêvais depuis des années. Après une résidence en Bretagne, une lecture à la Huchette, la première a eu lieu en avril et la tournée est en passe d’être signée avant une programmation parisienne l’année prochaine. Le spectacle plaît et avec Alex, Emilie, Vico et Bénédicte, nous avons fait, je crois, un boulot à la hauteur des attentes. Sans compter la scéno d’Emmanuel et les costumes de Julia, il y a là quelque chose de concret pour les mois à venir.

« Les pieds dans le vide » avait quelque peu chuté après la désertion de sa metteur en scène à l’orée d’une superbe résidence en Picardie. Là encore, grâce au joli duo que l’on forme avec Bénédicte, nous avons pu mener le projet à terme avec trois superbes représentations. Emilie, encore, et Cyril forment un couple irrésistible et on peut légitimement envisager des lectures à la rentrée pour ce spectacle que j’affectionne tout particulièrement.

« Ne cessez pas de rire » est un beau spectacle. Il me plaît énormément pour sa forme directe et son quatuor de personnages féminins. Après trois représentations à l’Espace Beaujon qui se sont superbement passées, l’envie de vouloir cette pièce continuer d’avancer, est toujours vivace, même s’il manque une comédienne à l’appel et surtout, un cadre dans lequel on peut la remonter. Il ne manque pas grand chose pour qu’elle reprenne des couleurs.

« Le Chut de l’histoire », c’est le projet où, malgré une distribution qui valait vraiment la peine, je me suis troué. Je voulais faire un spectacle un peu jubilatoire et je n’ai jamais réussi à dépasser l’exercice de style. Pas faute d’avoir réécrit, d’avoir tenté, l’idée était sûrement quelque chose qui aurait dû le rester. Voilà tout.

Et puis, il y a eu l’inattendu avec ce stage à Thionville organisé par Théâtre à Dire. Un stage sur trois week-ends, trois moments fantastiques où l’on a fait l’exploit unique de créer une pièce en 48h avec une représentation à la clé fin juin. Bravo à celles et ceux qui y ont participé, ils ont tous été merveilleux et les rencontres furent parmi les plus belles et joyeuses de cette année.

Je salue ici aussi toutes les équipes qui jouent mes pièces, en France, en Suisse, en Belgique, « Comme un arbre penché » au plat pays et en Bretagne, « Un drôle d’héritage » qui continue sa belle vie à Nice, rejointe par « Nationale 666 », bravo à Ellelia qui fait tourner ces deux pièces sans s’arrêter. A Nantes, un beau moment aussi avec ce spectacle conçu pour les adolescents d’Emmanuelle Priou, « Rêves party » et un week-end top en leur compagnie. Grenoble aussi où « N 666 » a sévi et d’autres encore autre part… Une très jolie présidence d’un jury en Suisse pour un premier festival de théâtre amateur en juin et une amitié qui grandie là-bas avec Natacha et son Cédric. Sans compter la neuvième année de travail avec la compagnie Amathéa…

« C’est un beau roman… » fait sa route vers Avignon tout seul, comme un grand et je lui souhaite bon succès. « Les mâles heureux », eux, mis en scène par mon vieux complice Olivier Fournel, vont prendre possession du Carnot à 22h30 et ça va être sacrément joyeux. J’ai eu le plaisir d’en assurer la direction artistique et le trio de comédiens est surprenant et très attachant.

Je finis cette saison sur les rotules. Epuisé par un peu trop de projets, sans compter l’écriture et des mois qui sont passés du 1er au 30 sans que j’ai bien vu le cœur de chacun d’entre eux. L’été, y compris pendant le festival, devra être studieux parce que la rentrée ne me ratera pas avec ces projets prêts à être dégainés.

Bref. Dans trois jours, départ pour la fournaise avignonnaise. Si vous y êtes, vous passez faire un bisou ?

 

 

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