70. Joyeux anniversaire, hein ?

Voilà. 3 pièces en 3 semaines. Un mois d’août studieux pour un fainéant comme moi. Longtemps que j’avais pas eu ce rythme. Pas depuis 2009, où j’avais décidé d’écrire un texte par mois pendant un an.

Et là, j’ai fait le tour du calendrier sans rien écrire. Le dernier projet étant « This is not America » en juillet dernier. Je suis resté sans rien créer, même si l’écriture d’un scénario est passé par là et que du travail de réécriture s’est fait sur certains textes. Mais là, ces dernières semaines, j’avais soif de m’y remettre.

Visiblement.

Ici, c’est simplement l’occasion de poser deux chiffres. 20 ans, pour ma première pièce « Histoire d’âmes », officiellement représentée pour la première fois en mars 1999. Et aujourd’hui donc, deux décennies plus tard, faire le compte de ces 70 pièces écrites.

Evidemment, ce ne sont pas 70 chefs d’œuvres. Parmi elles, des travaux d’études, des ballades autour d’un même thème pour en arriver à une bonne pièce, deux coécrites et des ratées aussi. Tout simplement. Certaines ont été jouées trois fois, d’autres – une, soyons honnête – , plus de 400.

Et il y a toutes celles qui sont sorties, qui ont été remarquées, qui continuent de vivre ici et là, en province et même à l’étranger – la Suisse et la Belgique, c’est l’étranger, non ? -, en tournée, en pause…

Alors, j’avais envie de faire un petit clin d’œil à ces mains qui font tout le boulot, qui se connectent à l’arrière boutique et qui viennent traduire le bordel dans ces pensées. Elles peuvent se friper un peu, mais elles usent davantage les claviers que les claviers ne les usent.

70, c’est un chiffre. Mais c’est aussi juste un chiffre. Et comme je suis obsédé par les multiples de 3 et que 70 n’est pas un multiple de 3, j’en ai encore quelques unes à sortir.

Et c’est bien pour ça que je regarde l’avenir dans les yeux, en l’air, à droite, confiant.

photos d’Emilie Deville