Journal d'un auteur contemporain pas encore mort

Journal de Bord

Sortie et signature de « C’est un beau roman… »

 Salut à toutes, à tous,

A l’occasion du marché du 35ème marché de la poésie, j’aurais l’immense joie d’être présent au Stand 417 de TERTIUM éditions (près de l’entrée) pour la sortie de ma nouvelle pièce « C’est un beau roman… ». de 14h30 à 15h30 le samedi 10 JUIN.
J’espère vous voir nombreuses et nombreux lors de cette signature ! Cela fait très longtemps que je n’ai eu l’occasion de sortir une nouveau livre et fêtons le ENSEMBLE !

Partagez cette nouvelle, merci !

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Une histoire d’hommes (où les femmes ont leur mot à dire)

Novembre 2016

Avril 2017

Entre ces deux photos, quelques mois. Quelques mois de travail, intense, avec peu de relâche. »Le Klan » est enfin né sur scène ce 24 avril 2017 à la Comédie de Paris. Drôle d’endroit pour naître. Mais l’écrin n’était pas mal du tout et l’accouchement s’est bien passé.

Cette pièce est née d’une histoire de complicité, de bonhommes qui se sont rencontrés il y a quelques petites années. En peu de temps, je me suis pris d’affection et d’amitié profonde pour Alex, tout d’abord deux spectacles pour la Compagnie Amathéa et puis très vite les projets plus persos « Même pas en rêves », « Sur l’échelle de Glasgow », « Si tu me quittes, je viens avec toi ». Il rejoint aussi « C’est un beau roman ». Et l’année dernière, je lui parle d’un projet que j’ai dans la tête depuis des années, mais que je n’ose pas écrire, le KKK, les USA, les années 80… Et Alex et sa grande conscience politique me dit « vas-y et on la monte ».

Il ne fallait pas m’en dire plus. Le mois d’août chez Emeric et en cinq jours à manger des documents, à lire, j’écris « Le Klan ». Quelques semaines plus tard, première lecture et Bénédicte Bailby à qui j’ai parlé de la pièce durant le festival d’Avignon est déjà là pour donner ses indications et me faire comprendre qu’il va falloir que je souris si je veux jouer ce rôle et qu’Alex va devoir se salir un peu la bouche pour être ce type du KKK. Encore quelques semaines plus tard, Victoria et Emilie sont finalement castées pour être Kate et Betty. Chacune avec de grandes qualités, la technique et la précision pour l’une et la rugosité des émotions pour l’autre. L’équipe au complet part en résidence à Louvigné du désert pour une semaine épique à la fin de laquelle nous parvenons à jouer une première mouture de la pièce.

Tout s’accélère encore avec Thomas Baudeau, là depuis le premier jour et qui nous suit et qui nous permet de faire une lecture à la Huchette le 8 décembre. Je suis au bout de ma vie, ma gorge me tue, mais on fait une lecture visiblement puissante. Il faut aller jusqu’à fin janvier et un refus poli d’un producteur pour que Thomas décide de passer à la vitesse supérieure, me remonte d’un coup et dise « on la monte ». Nous sommes donc parti début mars pour monter cette pièce et après un faux démarrage pour Bordeaux, nous voilà programmés pour le 24 avril à la Comédie de Paris, donc.

Sur ce spectacle, tant de belles personnes ont fait en sorte qu’il devienne un objet captivant. Tout d’abord, Michel Jouveaux, qui a signé une musique exceptionnelle, parce que je voulais une bande son, comme dans un film, avec des thèmes forts et un son de 1984. Ce mec est un génie, et je pèse mes mots. Lundi, pendant la balance son, je me suis posé sur un fauteuil et en l’espace de cinq secondes, pas une de plus, j’ai chialé ce que je pouvais pleurer, avant de me reprendre dans un effort surhumain.

Emmanuel Charles qui a fait la scénographie, est un GRAND monsieur. Il travaille avec les plus grands (les opéras, Fau, etc) et donne du crédit à notre projet en nous apportant sa créativité. Après quelques rendez-vous, je lui parle d’un cadre photo brisé et il revient quelque temps plus tard avec son concept que j’adore et qui nous donne une liberté incroyable dans le jeu.

Julia Allègre, aux costumes, qui va tellement vite et qui, en un clin d’œil, t’habilles des pieds à la tête. Avec elle, j’ai appris à porter un pantalon jusqu’au nombril. Tout son travail a été fantastique, même si j’ai choisi, visiblement, la pire année qui soit en terme de mode…

Encore une fois, Thomas a été fantastique tout du long et l’est au quotidien. Ma reconnaissance lui est acquise éternellement. En ces heures où si peu de producteurs prennent de vrais risques ou tant d’entre eux daignent même te répondre, Thomas a un sens affûté de sa définition du théâtre. Si on ne fait pas les choses pour faire bouger les choses, autant ne rien faire. Il y croit, il donne les moyens, de tout.

Bien sûr, Bénédicte est le lien, une pierre angulaire, fine, sachant saisir toutes les subtilités, exigeante. Elle nous rend meilleurs à chaque répétition, même si on galère, rien n’est négatif et même si je ne suis pas toujours d’accord, elle finit souvent par avoir raison…

Je pense aussi à Patrick qui fera un jour la création lumière de ce spectacle et Théo qui m’a préparé physiquement pour être plus sec, plus nerveux pour ce rôle, passant de 84 à 77kg. J’ai aimé me préparer ainsi et l’exigence, la discipline a motivé notre travail.

Et ce lundi 24, vous étiez 180. Vous nous avez portés. Merci à vous aussi, pour avoir été là, pour vos retours, pour les débats qui s’en sont suivis. Nous faisons tout maintenant, tout ce que l’on peut faire pour que cette pièce existe au grand jour pour le grand public. En y arrivant, cela donnera un sens à tous mes engagements, professionnels et humains. Si j’échoue, je serais malgré tout heureux de fermer vingt ans de ma vie sur un tel projet.

Mais pour le moment, je n’imagine pas de plan B, c’est le meilleur moyen de planter le plan A.

Entre nous, ça ne fait que commencer.

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Klan – Teaser 1


Vlloyd – épisode 8


Le Chut de L’Histoire

Chères et Chers !

L’année a déjà bien commencé et voici le temps pour moi de vous présenter ma nouvelle création « Le Chut de l’Histoire » ! Cette pièce, la toute première d’une jeune compagnie « La plume du héron« , est un véritable Objet Théâtrale Non Identifié et vous pourrez le vérifier durant 3 représentations exceptionnelles à l’Espace Beaujon (208, Rue du Faubourg St Honoré, Métro Georges V ou Philippe du Roule) les 21, 23 et 24 février prochain à 20H30.

Vous voulez l’histoire ? C’est parfait, il n’y en a pas, mais je vous livre ce qu’on pourrait appeler une accroche !
« Le rideau est levé, la lumière inonde le plateau et les personnages sont là. Tout est en place pour que le spectacle commence. Sauf qu’il y a un hic. Le premier mot pour commencer l’histoire est manquant. Et d’un coup, c’est toute la mécanique dramaturgique qui prend l’eau. Il faut alors s’en remettre à ces cinq bras cassés pour tenter de faire naître un récit délirant entre humour et poésie. »Durée: 1h20

Distribution :

Elsa Bougerie
Aurèle Dauverchain
Pierre-Yves Desnoues
Victoria Grosbois
Valentine Lhomme

Les Tarifs : 15€ / 13€ (chômeurs, étudiants, etc.) – Pour les professionnels, des invitations sont disponibles sur demande.
 
Pour réserver, rien de plus simple ! Soit par Billetreduc => http://www.billetreduc.com/178898/evt.htm
Soit en me demandant via la page CONTACT en me donnant la date de votre venue ainsi que le nombre de places demandées !
Pour suivre l’actualité et l’avancée de la pièce, c’est ici !

L’évènement Facebook : https://www.facebook.com/events/166219667194616/

La page Facebook : https://www.facebook.com/lechutdelhistoire/?fref=ts

Et comme je suis bien renseigné, je vous le dis, juste entre nous, des places sont à gagner sur la page officielle de la pièce dès la semaine prochaine et même des livres dédicacés !

Alors, on se retrouve à laquelle de ces dates les amies, les amis ?

A très très vite !

Lilian

Images intégrées 2

Images intégrées 2

2017

Te voilà 2017.

A ton tour de venir sur le devant de la scène, avec tes bonheurs et tragédies à nous présenter. A ton tour de nous faire subir et de nous faire aimer ta dramaturgie et toutes tes histoires et tous les personnages qui vont t’animer. A ton tour d’éclairer ou d’assombrir notre quotidien. A nous, dans 365 jours, de t’applaudir ou te maudire.

De mon côté, je suis désolé 2017, mais je t’attends armé. Oui, armé, jusqu’aux dents. Même celle qu’est pétée, j’y ai trouvée une petite place pour y loger une balle. Ou une capsule de cyanure, on verra la tournure des événements.
D’un point de vue mondial, autant qu’humain, je t’assure, je ne sais pas si tu es au courant, si vous communiquez entre vous, mais l’année qui vient de passer a été un chouille éprouvante.

Lilian – D’ailleurs, 2016, avant que t’ailles en enfer, je te laisse la parole pour ta défense.

2016 – Des années qui sont passées à la postérité, y’en a pas des masses, mon pote. Et puis eh ! Vous me chargez tous, là… Quand c’est un cataclysme, nous les années, on s’en prend plein la poire, quand on fait un génocide, pareil. Alors moi, pour me démarquer des autres, j’ai fait dans l’originalité, dans la qualité. Moi, maintenant, ce qui m’attend, c’est le néant. Et je te le dis, le néant, c’est super chiant, tendance fin fond de la ruralité 19h30 quand les volets se ferment, c’est pas vraiment la teuf. Donc, je me suis dis, si je peux partir avec deux trois types qui ont du talent histoire de prendre du bon temps ensuite, ça ira.

Lilian – Deux trois types ? Rien que musicalement, Bowie, Prince, George Michael, Leonard Cohen…

2016 – Eh, mais j’allais pas emmener avec moi l’autre golio qui se fait appeler maître alors qu’à chaque fois qu’il écrit une ligne il fait passer un bulot pour Capello ? Et puis Delpech, je l’ai libéré de sa centième dépression et ça donne l’occasion à Matt Popokola de faire un album de reprise. J’ai aussi reçu une demande d’Oblispo pour Polnareff, j’ai fait ce que j’ai pu, mais il s’accroche le chevelu.

Lilian – Mais moi, dès le 10 janvier, tu m’as pris le mec qui a donné un sens à mon existence !

2016 – T’as passé ton temps à dire que Bowie était l’ultime avant-gardiste. Ben voilà, il est mort avant tout le monde et les autres l’ont suivi !

Lilian – Je peux te gifler ?

2016 – Oh bah, je suis plus à ça près.

Lilian – Et Alep et la Syrie et le terrorisme qui continue, tu crois quand même pas qu’on va te féliciter ?

2016 – Mon coco, ça, j’y peux rien. Depuis la nuit des temps, vous aimez vous foutre sur la gueule pour un oui, pou un non, pour un bout de terre ou une croyance. Pour bien faire les gars, faudrait en finir avec Dieu une fois pour toutes et ça mettrait tout le monde au même niveau. Moi, je dis ça, je dis rien.

Lilian – Et politiquement, c’est pas hyper sympa pour 2017, si tu vois ce que je veux dire ?
2016 – Plaisir person ! Franchement, c’était juste pour mettre le nez dans le caca de tous ces grands intellos, éditorialistes et compagnie qui décident de ta vie que j’ai glissé un petit Trump par ici, du Lepen par là et pour terminer en vous mettant un bon coup dans le Fillon. Fantastique, ça, hein, vous l’avez pas vu venir ! Même lui ! Je vous laisse la garde du petit Macron qui sera pas mal le jour où quelqu’un lui rendra ses cordes vocales. Et puis, ça y est, Hollande, eh, avec cette fin d’année et son départ, vous l’aimez enfin, je suis désolé, c’est grâce à moi, ça.

Lilian – Est-ce que tu peux…

2016 – Aller me faire foutre, oui je sais, je le lis tous les jours sur vos réseaux sociaux sur lesquels je me suis tellement bien marré à lire vos « RIP » en permanence ! Même plus foutu d’écrire en français et en toutes lettres « repose en paix » !
Lilian – T’en fais pas, on va marquer « Repose en paix 2016 ».
2016 – Je m’en doute ! Allez, c’est cool, moi, je vous laisse, y’a un concert avec un « Starman », je te dis pas, ça va te faire chialer. Comme il manquait un choriste, au dernier moment, j’ai pris la tata de Wham, j’adore, « Réveille-moi avant tu partes partes ! » Ah oui, vraiment, le grec, je l’adore. Et comme Demis Roussos s’emmerdait… Bon allez, bon courage les gars, bonne année hein ! Oh, et comme c’est ma grosse soirée et que j’avais pas de nana, c’est pour ça que j’ai péchau rapidos la Princesse Leia pour qu’elle m’accompagne ! Les années précédentes vont être vertes de jalousie ! Allez, que la Force soit avec vous !

Bien.
Alors, 2017, tu vois, on ne se connaît pas, mais je t’attends armé et tu sais pourquoi maintenant. Je suis chargé, t’as pas idée. Avec mon arsenal, à côté, Rambo passerait pour Gandhi. J’ai la gâchette qui me démange et mon ombre a déjà rejoint celle de Lucky Luke dans le caveau.

T’es prévenu, je suis armé. Avec l’Espérance dans la main droite, un bouclier forgé en Foi dans la main gauche et le cœur rempli de résilience. A chaque coup que te donnera, je répondrai et à chaque bonheur que tu livreras, j’ouvrirai.

Je pense à celles et à ceux à qui je ne peux pas souhaiter une meilleure année en vrai. Mais là-haut, dans ma tête, j’entends vos petites voix et vos grands rires. Merci de continuer à grandir en moi et à baliser le chemin.
Je pense à celles et à ceux qui se battent, parfois contre cet excès de vie, ces proliférations de cellules, pour la première ou une nouvelle fois de trop. Je pense à vous et vous enlace avec force et bienveillance.
Je pense aux miens et vous souhaite d’abord et avant tout une santé puissante pour ne pas faillir devant les ascensions périlleuse à venir.
Dans ce monde qui titube, je nous souhaite d’être à l’écoute de nos différences, de rester vigilant et surtout de n’avoir pas peur, ni du risque, ni de l’audace.

2017, bienvenue. Dialoguons, ensemble.

Je te bise.


A Sandrine

4057.
C’est un chiffre comme un autre. Pour moi qui suis obnubilé par les 3, celui-ci n’est même pas un multiple de mon chiffre fétiche. Pourtant, il signifie beaucoup pour moi.
Et pas que pour moi.
Je le partage avec une personne important de ma vie. Elle m’a vu débarquer un jour en 1999, en chemise hawaïenne dans ses bureaux. Je l’avais déjà eue au téléphone quelques jours auparavant et elle voulait me rencontrer. Moi, toujours aussi incapable de me vendre, j’avais pris une grande respiration et j’avais déblatéré mon discours comme je pouvais, en sueur derrière le combiné.
Quelques mois plus tard, elle venait voir ma première pièce à Maisons-Laffitte, dans le cadre du festival. C’était « Histoire d’âmes ». A peine sorti de scène, la voilà qui vient vers moi et qui me dit, « Très bien, je l’édite ».

Sandrine Fay.

Ce jour, elle est devenue mon éditrice avec sa maison Eclats d’Encre. En me suivant depuis toutes ces années, nous sommes devenus plus proches. Elle m’a vu grandir, me poser des questions, parfois, me remettre en question et puis mes succès, auxquels elle a contribué. Elle m’a aussi aidé à me faire connaître de vous, qui ne me connaissiez pas. Vous étiez jeunes comédiens, amateurs ou simplement curieux de théâtre et vous avez découvert mes textes, à la Librairie Théâtrale, dans les Fnac et c’est elle qui les approvisionnait.

14 pièces plus tard, nous voilà aujourd’hui, avec toujours autant d’amitiés et de cœur pour elle, qui aussi, m’a fait connaître et découvrir un autre homme de cœur, qui a aussi changé ma vie, Emeric de Monteynard, mais c’est une autre histoire.
Bref, après tout ce temps, la voilà dans un combat auquel je suis associé depuis des années via Soyons Cheyennes. Au-delà de toute la force que je lui souhaite et de toute la Foi immense qui l’habite, je veux lui dire ici et autant de fois que Dieu me le permettra, MERCI. Et même Merci 4057 fois pour tous ces livres que tu as vendus de moi.
Eclats d’Encre ferme ses portes mais bien des souvenirs sont là et subsistent fort en moi.

Pour tout ce qui reste à faire et à venir, dans la joie surtout, Sandrine, tu es au firmament des gens qui m’ont tant fait de bien et pour toi, je joins les mains et formule quelques prières.

A toi, aux tiens, Chaleureusement.
Ton Best Seller ;o)