Avignon 2015 !

Chères et Chers,

Du 4 au 26 Juillet, le Festival Off accapare toutes les compagnies de théâtre et c’est la grande bagarre qui commence pour se faire une place parmi plus d’un millier de spectacles en tout genre.

Cette année, « Des accordés », après 4 années de bons et loyaux services, laisse sa place à ses deux enfants ! Je vous les présente rapidement. stmq

Tout d’abord, c’est « Si tu me quittes, je viens avec toi » qui, après plus d’un an et demi d’exploitation à Paris vient se frotter au public de la cité des Papes. Nous avons spécialement concocté une version pour cet Avignon, plus drôle,  plus efficace et toujours plus dynamique avec la même équipe de feu qui l’anime ! Alors, en seconde partie de soirée, pour se quitter en bon terme avec une longue journée théâtrale, rien de mieux que cette pièce sur les ruptures !

Viens on s'en fout-Affiche A2-72dpi

Et vous découvrirez « Viens, on s’en fout ! », la suite spirituelle de « Des accordés ». Lors d’un jour particulier, Leslie et Tristan se rencontrent et à mesure que le monde s’écroule étrangement autour d’eux, ils partent à l’aventure avec un seul mot d’ordre, s’aimer ! Le tout narré par un personnage intriguant, léger, drôle et ma foi, complètement barré ! C’est doux, c’est amer, oui, c’est un peu ma signature et je suis très heureux de créer ce spectacle cette année avec une équipe ô combien magnifique et sensible.

Pour les adresses et les horaires, tout est sur les images, alors vous savez ce qu’il vous reste à faire… On s’y retrouve ?

 

 

 

 

 

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La rentrée

Chères, Chers,

Pour la rentrée, j’ai eu le plaisir de travailler pendant l’été avec deux compagnies (si, si, l’été, la saison des pluies, vous connaissez…) afin de vous présenter deux beaux spectacles qui commencent ces jours-ci, pour l’été indien (si, si, vous connaissez, Jo Dassin, on ira où tu voudras, quand tu voudras, tout ça, tout ça…)

Tout d’abord, « Si tu me quittes, je viens avec toi », une comédie à saynètes qui commence le 6 septembre à 21h, et ce sera tous les samedis. C’est à l’Atelier Montmartre, 7 Rue Couston, Métro Pigalle. C’est drôle, léger et tendre. Alex, Christophe, Ludivine et Déborah vont vous démontrer en une douzaine de scènes qu’on peut rire des ruptures, des plus vraies au plus invraisemblables !

Affiche

Pour réserver, c’est par ici !

http://www.billetreduc.com/121950/evt.htm?gclid=Cj0KEQjwspCgBRCiwOjBxeCcm-kBEiQAooz6t2nLk6o_3eXIxONw8GwX6lnTK0XJ9ykQ2jDGwQ9PytQaAosH8P8HAQ

Ou directement au théâtre au 01 46 06 53 20.

 

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Ensuite, il s’agit de « Joyeux anniversaire quand même » qui s’installe tous les lundis soirs à 19h30 aux Déchargeurs, à partir du 8 septembre. L’adresse de ce très beau lieu, 3, Rue des Déchargeurs, Métro Châtelet. Après un premier essai réussi, nous lançons pour de bon cette pièce qui nous tient tant à cœur. C’est Sophie et Bruno qui vont vous émouvoir dans cette comédie romantique au sujet si actuel du lâcher prise.

Joyeux !

Pareil, pour réserver, c’est ici :

http://www.billetreduc.com/115386/evt.htm

Ou au théâtre au 01 42 36 00 50.

 

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Pour la rentrée, c’est déjà fini, mais plein de choses se préparent et tout particulièrement début novembre, mais j’y reviendrai. D’ici là, on se retrouve à Montmartre et à Châtelet, c’est déjà un beau programme, non ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un gramme de lumière

un gramme

Lundi 20 mai, à Maisons-Laffitte, à l’ancienne église, 17h30. Dans « Un gramme de lumière », si vous êtes là, vous comprendrez ce qui lie et déchire Alfred et Harvey. Et vous serez les premiers au monde à assister à découvrir cette nouvelle pièce… A lundi.

2013

Généralement, c’est le moment où je vous livre un texte de mon cru, relatant les divers faits de l’année qui vient de s’écouler et en les éclairant avec une touche de sarcasme ou d’ironie plus ou moins douce.

Aujourd’hui, en relisant la bio de 2012, j’ai cherché, en vain, un événement qui m’aurait fait rire. La seule bonne réplique de l’année n’aura pas été livrée par un humoriste ou sinon une bande de comiques : « Le changement, c’est maintenant. » Vu la chorégraphie qui accompagnait cette formidable punch-line, on pouvait avoir des doutes, mais que voulez-vous, ce n’est pas un péché que d’y croire…
Non, cette année, dont on nous avait dit que les traducteurs avaient dit que les interprètes avaient dit que les Mayas avaient dit que ce serait la dernière, n’a pas complètement tenue ses promesses. Il suffit de voir la tête d’un des illuminés de Bugarach à 12h12 le 21/12/2012 nous expliquant que la fin du monde avait bien eu lieu et que ce que nous voyons n’était qu’un reflet transcendantal en retard d’un millier d’années pour comprendre que non, 2012, ce n’était pas la fin.

Ou alors, ce n’était pas la bonne date.

Marchant dans les rues d’un Toulouse assommé de douleurs et de stupéfaction à la fin du mois de Mars, je me demandais si la fin du monde ne s’était pas invitée un peu plus tôt. Pour les familles des victimes, clairement oui.
150 morts dans un attentat au Nigeria quelque temps auparavant, Whitney Houston qui part faire un duo avec Jackson tout là-haut, le naufrage du Costa Concordia, des triples buses qui nous retirent un triple A… Et il ne fallait pas s’appeler Armstrong cette année. Après les piqûres de Lance, Neil a préféré repartir chanter du Sinatra sur la lune. Manquerait plus que Louis meurt et là, ce serait le pompon… Quant au dépeceur de Montréal, si vous l’avez loupé, ne vous en faites pas, on vous prépare un biopic. Musicalement, en trente ans, on est passé de David Bowie à PSY, ce qui prouve qu’en terme d’évolution, si l’Homme continue de grandir en taille, ses tympans se réduisent en goût. Si vous aviez aimé le tsunami, vous attendiez Sandy avec impatience. Mais quelle déception, si peu de morts… Ouf, il y eu Newton pour rattraper le coup.
Alors oui, Obama a été réélu, mais à la tête d’un pays qui emprunte pour payer les intérêts des prêts qu’il a contractés. Le moindre citoyen agissant de la même manière finirait en taule…
Mais c’est la crise. La crise… Un homme né en 1973 a connu plus d’une trentaine de crises. Tout va bien, c’est son quotidien. Avalant son anxyolitique, « his precious », il s’endort au choix, devant une émission de télé-réalité qui lui donne l’impression qu’il y a plus con que lui, ou devant un documentaire sur les enfants mourant de faim au Sahel, ce qui lui donne le sentiment qu’il y a plus malheureux que lui ou alors devant une comédie française dont le budget gonflé par les producteurs a été entièrement financée par la chaîne de télévision qui est elle-même financée par la redevance de notre bonhomme… Et il se rend compte que le film n’est même pas drôle… Vous reprendrez bien un petit Lexomil ? Pour la route…

Entre nous, pour ces vœux, j’aurais aimé être cynique. Si, si, vraiment.

C’est peut-être une vision de mon esprit tordu, mais je pense que cette pauvre année 2012 a flippé. L’année 2000 et son présumé bug sont venus lui casser la tête en lui disant que personne n’allait l’aimer, tout ça. Alors, 2012 s’est bourrée la gueule et s’est réveillée, une barre dans le front, un peu trop tard… Allez, t’es pardonnée, personne n’est parfait.

En regardant cette année, moi, à la place de Felix Baumgartner, j’aurais pas voulu redescendre. Elle est belle la Terre oui, mais vue de là-haut, uniquement.

Pourtant, à y regarder de plus près, il y en a de beaux êtres humains. Ils sont tous un peu penchés, par amour, par douleur, par compassion, par tendresse, ils sont tous un peu penchés comme des arbres soufflés par le vent. Mais ils avancent et leur Foi, leur Espérance, leur Humanité me feront toujours croire en eux.
C’est à eux, donc à vous que j’adresse mes vœux les plus sincères. Je vous souhaite une santé de fer pour tenir, soutenir, pour aimer, pour gagner, pour se relever, pour relever, pour éteindre et étreindre. Je nous souhaite de nous voir toujours plus pour dire « je t’aime » aux vivants et non pour « liker » nos statuts et pour rire, envers et contre tout, parfois contre tous.

Et le regard en l’air, j’envoie un baiser à celles et ceux qui me laissent de leur passage plus de joies que de peines. Même de là-haut, même debout, je sais que vous vous penchez pour garder un œil bienveillant sur nous. A un de ces quatre.

2013, je t’en prie, on est prêt, avec toi, à nous rendre la vie plus belle…

Je m’appelle Lilian Lloyd et j’approuve ce message.

Avignon

Pour voir du Lloyd à Avignon cet été, deux options. Soit du Lloyd par du Lloyd et c’est ici.

http://www.avignonleoff.com/programmation/2012/spectacles/D/des_accordes_8892/lieu/laurette_theatre_avignon_ex-funambule-_1077/

Soit du Lloyd vu par une comédienne qui a fait un montage étonnant et à mon avis, corrosif.

http://www.avignonleoff.com/programmation/2012/spectacles/A/a_mourir_aux_eclats_7666/lieu/presence_pasteur_1035/

Pour ma part, j’y serai jusqu’à 20. Alors, on s’y retrouve, à bientôt.